Onde gravitationnelle

Soumis par Augustin A le mer, 04/10/2017 - 21:00

L'onde gravitationnelle, 

Tu te caches, 
Je te cherche, 
Où te trouves-tu ?
Albert nous avait parlé de toi, il y a cent ans, 
Eurêka, on t'a trouvée !

La gravité fait bouger le temps, 
Comment aurions nous pu l'imaginer ?

Alphonse Allais - Complainte amoureuse

Soumis par Françoise Polack le jeu, 25/11/2010 - 23:00

Oui dès l'instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l'amour qu'en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que vous me plussiez
Qu'ingénument je vous le dise
Qu'avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu'enfin je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez ?

Charles Baudelaire - L'invitation au voyage

Soumis par Françoise Polack le mer, 24/11/2010 - 23:30

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,

Maurice Carême - Le givre

Soumis par Françoise Polack le mer, 24/11/2010 - 16:00

Mon Dieu ! comme ils sont beaux
Les tremblants animaux
Que le givre a fait naître
La nuit sur ma fenêtre
 
Ils broutent des fougères
Dans un bois plein d’étoiles,
Et l’on voit la lumière
A travers leurs corps pâles.
 
Il y a un chevreuil
Qui me connaît déjà ;
Il soulève pour moi
Son front d’entre les feuilles.
 
Et quand il me regarde,
Ses grands yeux si doux
Que je sens mon cœur battre
Et trembler mes genoux.
 
Laissez moi, ô Décembre !
Ce chevreuil merveilleux.
Je resterai sans feu

Maurice Carême - Ponctuation

Soumis par akira le mar, 23/11/2010 - 23:29

- Ce n'est pas pour me vanter,
Disait la virgule,
Mais,sans mon jeu de pendule,
Les mots,tels des somnambules,
Ne feraient que se heurter.

- C'est possible,dit le point.
Mais je règne, moi,
Et les grandes majuscules
Se moquent toutes de toi
Et de ta queue minuscule.

- Ne soyez pas ridicules,
Dit le point-virgule,
On vous voit moins que la trace
De fourmis sur une glace.
Cesssez vos conciliabules.

Ou, tous deux, je vous remplace !